Un entretien avec Anthony Valverde

Anthony valverde Interview

Quelques jours avant son premier combat chez les pros qui aura lieu Samedi 13 Octobre à Mazan lors du World GBC Tour, nous avons rendu visite à Anthony Valverde…

RLPI: 

Bon bah écoute, on est à un peu moins d’une semaine de ton premier combat professionnel, est-ce que tu pourrais me rappeler un peu ton parcours ? Et tout est venu un peu cet amour pour la boxe ?

Anthony Valverde :

– bah mon parcours, quand j’étais petit, j’avais fait un peu de boxe déjà en ULSS avec Yves Aujard-Catot. Et après j’avais arrêté tout ça et j’ai bien repris lors de mon incarcération. J’ai rencontré Christophe et c’est de là que l’aventure est née. C’est de là qu’on a commencé notre histoire.
Au début voilà en prison le sport voilà, ça nous évade, ça nous fait du bien.
Au début, je ne pouvais pas y accéder, et après, je commençai à peu près en 2012 là-bas. Donc c’était que la boxe anglaise, je commencer a boxer avec Christophe, il venait une fois par semaine.

Après, à force de s’entraîner, ils ont organisé les jeux inter-prisons. La première fois, je n’ai pas pu aller quand j’étais trop loin de ma sortie. Il avait appris quand ça, c’est crée à Boulouris, j’ai puis y aller. Et voilà, on a fait une grosse préparation, mais j’avais tout mon temps de toute façon. Et de là, on est allé aux jeux moi et Ilyes un collègue à moi qui était incarcéré aussi. T tous les deux, on a fait une médaille d’or, on a gagné là-bas.

RLPI: 

– Ca se passer où ?

Anthony Valverde :

– À Bouloirs au CREPS, c’est à côté de Saint-Raphaël.

RLPI: 

– Donc, ça, c’était en quelle année ?

Anthony Valverde :

– C’était en 2014. C’était des jeux inter-prisons ça s’appelais, il y avait de tout, il y en avait joué au foot, il y a avait qui joué aux boules, chacun faisait son sport. Donc, voilà, il y avait un marathon (10 km), et nous, c’était la boxe. C’était vraiment une belle journée qu’on a passée, je m’en rappellerai toute ma vie. C’est vraiment un bon souvenir. D’ailleurs à la salle, il n’y a qu’une médaille qui est accrochée et c’est celle-là, c’est la mienne la médaille d’or.

Après de la, j’allais bientôt poser un dossier pour sortir de détention. Et après, il avait un ancien qu’on appelé « Dédé » il était avec nous au Pontet. Je lui ai dit « Dédé, va voir Christophe, tu lui dis que, s’il me prend pas à la boxe dehors, j’arrête, je ne ferai plus de boxe. Parce que voilà, je ne savais pas où aller et moi, je voulais rester avec Chris.

Après, c’est une histoire qui s’est créée, c’est un lien, une amitié.

Donc ou j’allait avec Chris où j’arrêtais la boxe en fait. C’était vraiment ça où je, j’allais avec Chris ou j’arrêtais. Je ne me voyais pas continuer avec un autre entraîneur en fait. Et après voilà Dédé est aller parler un peu à Christophe. Ensuite après, c’est moi qui ai peux parler à Christophe. Il m’a dit, c’est bon quand tu sors, je te prends dans ma salle.

Et voilà, il m’a dit, il faut faire ses preuves si tu es sérieux, tu boxeras. Parce qu’on voit beaucoup de gens qui disent qu’ils vont boxer qui vont s’accrocher, mais après, ils ne viennent pas aux entraînements. D’ailleurs, il m’a aidé pour sortir, il m’a fait une lettre comme quoi, il allait me prendre dehors pour la boxe. C’est très bien passé en commission et ma sortie a été accepté. Je suis sorti le jeudi 29 janvier 2015. Et je suis sorti le lundi le mardi soir, j’étais à la salle. Et de là, l’aventure est née, je n’ai pas lâché.

RLPI: 

 Tu me rappelles combien tu fais des kilomètres tous les jours pour aller à la salle ?

Anthony Valverde :

 ouais la salle, elle n’est pas ici, elle est à L’Isle-sur-la-Sorgue, et j’habite à Bollene. Donc là le retour ça me fait 120 km.

RLPI: 

 Tu fais 120 km tous les jours ?

Anthony Valverde :

 Hé oui, tous les jours, il n’y a pas le choix. Depuis le 30 janvier 2015, oui, c’est ça quand on veut quelque chose dans la vie, on sait qu’il faut s’accrocher. Il faut se donner les moyens surtout. Après, c’est facile de mettre la faute sur les autres de dire si j’avais, si j’avais… Le si j’avais, il faut se le faire, il faut se le créer.

RLPI: 

 Donc, en 2015, tu sors, je rejoins Christophe à la salle à L’Isle-sur-la-Sorgues. Au bout de combien de temps, tu es monté sur le ring, ton premier combat ?

Anthony Valverde :

Ben déjà, il m’a donné ma première récompense, parce que monter sur le ring début, c’est ce qu’on attend. On attend un objectif une récompense, je suis monté en juin, Saint-Étienne. Au gala de Karim, qui a bien voulu que je boxe chez lui. Ça, c’était sympa de sa part de m’accepter. Et ça été la premier combat en plein. En boxe anglaise en amateur, déjà, il y avait du monde qui s’était déplacés pour ce premier combat cela m’a fait plaisir. Ça faisait bizarre.

Et ouais, j’avais une grosse pression premier combat, on se dit « putain » comment ça va se passer. On monte sur le ring et voilà ça, c’est bien passé. J’ai gagné au point, je me rappelle de l’adversaire, c’était un bon adversaire, il était chez lui en plus. Et ça s’est bien passé, on a bien attaqué les débuts. 

La saison d’après 2015 2016-là, j’ai attaqué les combats pieds poings. Premier gala, c’était championnat en kick boxing, à la Martine à Marseille. Bon, je passe la demi-finale et je perds en finale. Mais j’avais fait un beau combat contre Anthony Leroy, bon, il avait plus d’expérience et donc il m’avait gagné.

RLPI: 

 Et après, tu as enchaîné…

Anthony Valverde :

 ouais, j’ai enchaîné, j’ai refait est un championnat en kick boxing, en K 1, après j’ai fait les premiers galas. Premier gala en pieds-poings, je l’ai fait chez David Blanc au GBC. Au GBC j’ai fait mon premier gala en classe B, premier gala en classe A et là mon premier combat pro. Je remercie vraiment David pour çà, car il m’a toujours fait confiance.

RLPI: 

  En amateur ton palmarès ?

Anthony Valverde :

  Entre le pied-poings et l’Anglaise, ça me fait 27 combats. J’ai 25 victoires, j’ai 16 combats en pied-poings, dont 14 victoires. Et j’ai 11 combats en anglaise 11 victoires. Maintenant, on va attaquer comme on dit : chez les grands. Je vais essayer de faire ma place, en fait je vais tout faire pour faire ma place chez eux et voilà… On va essayer d’aller le plus loin possible.

RLPI: 

 Et justement ce premier combat professionnel qu’est-ce qu’il représente pour toi ? 

Anthony Valverde :

 Comment dire ? On va ouvrir la porte ! On va voir ce que ça donne, déjà, je commence bien. Je commence contre un adversaire : Kevin Bavelard. On a le même niveau, c’est-à-dire que lui aussi, il débute chez les pros, en pieds-poings, on a à peu prêt le même nombre de combats. Je crois qu’il en a 14 ou 15, donc on a à peu près le même nombre de combats. Non ça va, je commence par un gars, on est identique. 

Donc je sais qu’il est entrain de faire une grosse préparation, il ne va pas venir pour perdre, c’est sûr. Personne ne monte sur le ring pour perdre ou faire figurant. Donc, voilà, je me suis préparé en conséquence. J’ai fait une grosse préparation avec Chris. De toute façon, il fait que des grosses prépas cardio. Donc, voilà, on sera prêt. 

RLPI: 

 Tu peux nous dire un mot sur tes sponsors sur ceux qui t’accompagnent ?

Anthony Valverde :

Déjà ça fait toujours plaisir d’avoir des gens qui nous suivent, ça veut dire que voilà, ils sont contents que l’on représente leur image. Aujourd’hui, il y a Taxi Massilia, il y a RLPInfo qui est ici présent.

Il y a Zone 83 aussi à Mondragon qui me laisse un accès libre à sa salle. Donc, voilà, il m’a très bien aidé au début, il m’a donné de très bons conseils, pour tout mes repas, des conseils diététique. Oui lui aussi, je le remercie, il m’a toujours suivi, c’est la deuxième saison qui me suit. 

Il y a RD Boxing qui me suit depuis le premier combat. C’est mon équipementier, il m’a fait confiance d’entrée, ça m’a vraiment aidé. C’était un gage de confiance aussi d’entrée, il arrive, il me donne du matériel, tout ça, c’est super. J’ai dit oh, on ne paie plus le matériel ? Donc, voilà, je remercie Fred pour ça.

Ensuite, il y a la marbrerie Bollenoise, qui est toujours là aussi. Après, il y a un gros sponsor qui fait vraiment beaucoup pour moi, c’est pour ça que je dis à la fin. C’est Intermarché Orgon, par Cyril Grave. 
Maintenant, c’est le président de club, mais je veux dire même sans ça, c’est autre chose, il est là à tout faire. C’est lui qui m’a trouvé un nouveau sponsor, les boissons Crazy Tiger. Celui qui s’occupe vraiment de tout et je le remercie beaucoup. Après, il y a la société TSCI, il y a Yacine aussi qui me suit. Et voilà, j’espère que j’ai oublié personne.

RLPI: 

 Bon maintenant un petit mot sur ton coach, comment tu nous le présenterais Christophe Tendil ?

Anthony Valverde :

 Le coach, c’est tout ! C’est toute ma vie maintenant. C’est un grand monsieur, franchement, c’est vraiment un grand monsieur. Je vois comment il se tue pour qu’on prépare les combats, il pense à tous. On dirait que j’ai fait de moins en moins de choses. Je pense a plus rien, je pense qu’à m’entraîner.

 Après, c’est peut-être ce qu’il veut. Je pense à rien ! J’arrive, je m’entraîne et tout et au carré. Bon, je sors je ne peux plus rien faire aussi après je suis mort. Voilà il a beaucoup fait pour moi, déjà, il m’a aidé à sortir de mon incarcération. Il m’a aidé après dans la vie de tous les jours, il a toujours été là. 

Sans oublier aussi derrière, il y a une femme de l’ombre. Zohra sa femme qui s’occupe de tous mes papiers. Dès que je suis sorti, c’est elle qui a tout fait, dès qu’il y avait une lettre à faire à la fédération ou quoi, c’est Zo qui la fait. Sinon voilà Chris il y a trop de choses à dire, on pourrait en dire jusqu’à demain. Je crois qu’il me connaît mieux que moi.

RLPI: 

 On consacrera un reportage spécialement à Chris.

Anthony Valverde :

 Hé oui jamais je ne pourrais le remercier à la hauteur de ce qu’il a fait.

RLPI:

 Pour toi, aujourd’hui, qu’est-ce que serait une vie idéale ?

Anthony Valverde :
 Dans la vie voilà toujours des rêves, des vies idéales. C’est sûr que quand tu fais un sport que cette passion, tu te dis, j’aimerais bien vivre… Mais bon après, en France, c’est sûr que c’est dur. Mais bon après, en France, c’est sûr que c’est dur. Après voilà si j’arrive à ça un jour, et ben tant mieux. Mais voilà, j’ai un bon travail, j’ai un patron qui me suit à fond dans la boxe. Vraiment, je suis super bien. Donc voilà derrière, il y a aussi une femme en or, qui est Valina ma femme. Et voilà grâce à tout ça, on arrive à plus de choses. 

RLPI:

 On te souhaite le meilleur pour la suite le meilleur pour l’avenir.

Anthony Valverde :

 Merci, mais de toute façon, c’est le travail qui paye. Quand on veut quelque chose, il faut s’entraîner. Voilà Chris a tout mis en place pour qu’on y arrive. Derrière, je suis arrivé à suivre, il n’y a pas de raison que ça se passe mal samedi. Merci à vous ! 

RLPI:

 On y sera ! 
À samedi…

 

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